lundi 31 mars 2008

Goû-thé de filles, chapitre 2

carot-cupcakes de printemps

Après l’épisode n°1, voici le deuxième "gou-thé" de filles, organisé de main de maître dans la clairière d’une Trollette dans le rôle de la grande maîtresse de cérémonie.

Et pour cette amatrice de lapins, des carot-cupcakes de printemps, grande première pour moi ! Depuis le temps que j’en voyais partout, j’avais vraiment envie de m’y mettre moi aussi, et quoi de plus indiqué pour un goûter de filles ?
Jamais fait de glaçage, et mes derniers modelages de pâte d’amande dataient d’il y a au mois trente ans… ouh, ça date !
Merci à la grande Anne - Papilles et Pupilles -, chez qui je suis allée chercher la recette du glaçage (finalement vraiment simple, mais ça me faisait très peur !)
Et grâce à la vidéo que posta Lolo sur son blog culinaire Vegan YumYum lors de son intervention chez Martha Stewart, je réalisais que la pâte d’amande ne devait pas être si compliquée à modeler avec mes petits doigts de « modeleuse ». Maintenant, je sais que ce n’est pas si simple, que peut-être,- oui, Marion, ce doit être ça- ma pâte d’amande n’était peut-être pas assez fine, je ne l’ai sans doute pas assez malaxée avant de la modeler…

Gou-thé de filles n°2

La question qui me taraude, aujourd’hui, c’est le fondant : qu’est-ce que c’est ? comment on en fait ? … Mais je n’ai vraiment pas le temps de m’y coller en ce moment, ce ne serait pas raisonnable…

Mes cupcakes, ou fairy-cakes comme on les appelle à Londres, ne furent vraiment pas seuls sur la table des douceurs, car, nouvelles invitées à ce deuxième goûter parmi nous, Clo et Marion étaient là.
Oui, Clo, de TAMBOUILLE, (et du Haut-Clos) cette méga super star ! et Marion de Il EN FAUT PEU, si, si, ces deux-là ! vous imaginez ?
Des macarons à la bergamote, des merveilles de meringues, des minis-clafoutis, et tant d’autres choses…

D’autres nouvelles venues ? Adélie (Terre-Adélie), la très célèbre Lilfairy, et Magali, du monde sans blog, mais que nous finirons bien par convaincre de nous rejoindre…
Et comme la dernière fois, des fidèles, Virginie, Vanessa, Caroline, Zoechiffon, Jussara, Amélie (sans blog elle non plus).
Et j’ai beaucoup apprécié le thé au gingembre de la Trollette et le carotcake de Vanessa !

Miam… c’est quand la prochaine fois ? ;-)

Mais nous n’avons pas fait que manger, les retrouvailles avec celles que je connaissais déjà et nouvelles rencontres m’ont fait très plaisir, à bientôt, les filles !

Message perso: Euh... Bridget, je crois que c'est fait exprès, j'ai déjà oublié tes boucles d'oreilles, alors me voilà comme une idiote! je suis encore plus confuse...


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Moralité:
"Le hasard sait toujours trouver ceux qui savent s'en servir"
Romain Rolland
dixit l'arbre à voeux de la Trollette qui nous a bien gâtées!
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dimanche 30 mars 2008

Le pique-nique du Contadour

Comme chaque dimanche, pour autant que je le puisse, un pique-nique dominical…

"Il n'y a pas un millimètre au monde qui ne soit savoureux."
(Extrait de Les vraies richesses)


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(source)

"La Provence dissimule ses mystères derrière leur évidence."

Monsieur Giono,

Fin mars 1895 à Manosque, un petit Jean faisait son apparition.
Manoque des Basses-Alpes. J’aime cette terre à laquelle vous êtes resté attaché toute votre vie, cette terre que vous avez glorifiée dans vos écrits…
Je pensais à vous il y a quelques jours, en allant me promener du côté du Contadour.
Oui, je sais bien que le sujet vous a été douloureux.

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Vous aviez, pendant quelques étés, adopté ce morceau de terre des Basses Alpes, vous en aviez fait un lieu de bien-être, et autour de vous, l’on y vivait en plein air, on y discutait, on y lisait, on y écoutait de la musique, on se promène sur les étendues désertiques du plateau en refaisant le monde.
Ce monde idéal, rêvé par tous, était enfin réel, au milieu des collines, des forêts de pins, de la lavande et des hautes herbes. Le temps que duraient ces rencontres du Contadour, permettait de quitter la vie trépidante menée d'ordinaire par vos amis, composés principalement d'intellectuels parisiens.

Vous, qui aviez été si marqué par la grande guerre dans toute son horreur, vous aviez choisi, voyant arriver la seconde guerre mondiale, le pacifisme, car pour vous, "le héros militaire est un dupe", et "le héros n'est pas celui qui se précipite dans une belle mort; c'est celui qui se compose une belle vie."
Et votre « engagement pacifique », entre autre couché sur le papier dans les textes – Refus d’obéissance, …-où vous dénonciez la mobilisation, vous coûta bien cher : quelques mois de prison. André Gide vous sortira d’un mauvais pas, mais vous étiez marqué pendant longtemps du sceau de ceux qui ne voulurent pas combattre, et la France résistante ne vous le pardonna pas, durant de longues années. Près de 60 ans plus tard, avec tous les évènements qui suivirent, modelant notre pensée, c’est une attitude que nous ne jugeons pas avec la même violence que vos contemporains ont pu le faire.

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Quelle étrange chose qu’ aujourd’hui ce Contadour soit à la fois marqué par votre idéal de vie tranquille, de bonheur simple, et par le chemin des résistants, ce maquis dur et sauvage où agirent dans l’ombre des dizaines d’hommes prêts à mourir pour ce même idéal.

Que ma joie demeure, Le chant du monde, Le bonheur fou, Les vraies richesses, … rien que les titres de vos ouvrages disent votre amour de la vie… Quel merveilleux conteur vous êtes, vous sublimez la vérité, vous la transfigurez, vous savez peut-être simplement regarder, sentir, écouter, savourer, ce que beaucoup ne savent pas ou plus.

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J’aime quand vous déclarez que "s'en tenir à la vérité serait préférer le code civil à Stendhal", ou encore que "pour bien mentir il faut beaucoup de sincérité"…

Alors, pour nous faire oublier la grisaille du mois de mars, peut-être pourriez vous nous conduire dans ce lieu aimé, même s’il fait encore bien frais, nous nous habillerons chaudement, je sais bien la Haute Provence s’appelle réellement Basses-Alpes.
Et vous viendrez avec de la fougasse ou un tordu, des fromages de chèvre de Banon, un peu de saucisson peut-être, des olives et du vin, moi j’apporterai des fruits confits de la plaine du Vaucluse, et du nougat de Sault, qui n’est pas bien loin du Contadour, et qui est encore meilleur que le nougat de Montélimar…

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(sources fromage et fougasse)

A bientôt,
D.

samedi 29 mars 2008

Plus facile que le gâteau au yahourt, qui dit mieux?

La recette du moment, règle du jeu :
Donner sa recette et taguer 5 blogueuses en mettant leur adresse en fin de l'article et en les prévenant sur leur blog.


C'est Valerye qui m'a taguée... en me demandant ma recette du moment.
Alors j'ai opté pour ma recette de gâteau encore plus facile que le fameux gâteau au yahourt: oui, ici, pas même besoin de peser ou de mesurer avec un pot vide!
Il faut quand même un four...
Alors de tête:
- 1 boite de crème de marron (celle de 500g, pas le tube, ni les minis)
- 3 oeufs
- la moitié du paquet de beurre (donc 125g, mais j'en mets souvent un peu moins..)
- et je rajoute une barre de chocolat noir.
Mélanger dans l'ordre d'apparition: crème de marron, oeufs, beurre fondu ( vive le micro-ondes) avec la barre de chocolat (oui, fondue aussi). (Mais on n'est même pas obligé de suivre l'ordre....)
Au four 45minutes, 180°C

NOTA: je n'ai pas parlé de régime...


Et cette fois-ci, je ne ferai pas ma tête de mule, comme la dernière fois, je passe le relais à : Caroline, Bridget, Elodie, Adélie, et la Source

vendredi 28 mars 2008

D’ocres

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Que la lumière est belle dans les anciennes carrières d’ocre !
Personne sur les chemins de sable sous les résineux, entre les gris amas rocheux et les cheminées de fée couleur de terre cuite, ocre jaune ou blanches de craie, éblouissantes au soleil, au couleurs d’autant plus contrastées devant le bleu profond et lumineux de ciel de mars, lavé par le mistral.

Le chien noir a les pattes rougies d’ocre. Un filet d’eau coule dans le ruisseau.
Les ruines des fabriques de couleurs, effondrées sur les outillages rouillés apparaissent de loin en loin. Des rails désaffectés ébauchent un décor de western. Des images d’enfants courant dans les entiers, couverts de peintures de guerre, passent devant les yeux.

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Là.
Oui, là.
Le Pin des pique-niques.
Le dernier arbre avant les dunes colorées, celui qui abritait du soleil écrasant du plein été. A son pied, les sentiers jaunes, blancs ou rouge, anciens lits de ruisseaux où s’écoulaient les ocres rougies par les oxydes de fer, blanches de craie, gris-bleutés d’argile… En face la falaise blanche, surmontée de l’épaisseur bordeaux, qui saigne sur la craie éblouissante.
Et les strates de jaune, ocre, vieil or, bruns chauds, vermillon presque insoutenable ; une chaleur de plein été dans la plaine de sable, une fraîcheur soudaine dans les sous-bois qui la borde, et le vent, toujours.

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La rétine est pleine de contrastes et accumule pour les jours de grisaille à venir. Jours de nuances et de gris colorés, parisiens, magnifique, mais si différents.
Emmagasiner la lumière et la chaleur des couleurs, la violence des contrastes, les températures, les différences d’altitudes…
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mercredi 26 mars 2008

Mosaïque rayée de soleil

rayures



Quelques jours de soleil qui illumine la maison, les rubans de mon atelier, un morceau de l’une de mes paires de chaussures préférées, tissu, maille, musique… Juste le souvenir d’une douce chaleur à l’intérieur, lorsque la température n’est pas bien élevée dehors.
Pour elle.

mardi 25 mars 2008

Pousses printanières

Fin de l’hiver et fonte des neiges
Vendredi Saint.
Mars 2008

Neige.
Bruine de neige.
Comme du Duvet.
Neige ?
La montagne de Lure est couverte de neige ce matin-là. Le nuage est très sombre.
Tâches de lumière sur les champs. Sur la colline en face .
Froid en surface, sur la peau. Bras nus sur la terrasse pavée d’une calade de galets de la Durance.

20 mars - Basses Alpes

Je ne sais pas le nom de cet arbre. Ce n’est pas un amandier, le plus courant en Provence - aussi célèbres dans le sud de la France que les Sakuras au Japon- , pas non plus un cerisier « à fruits », ceux-là ne fleuriront que le mois prochain. Un vendredi matin il neigeait sur la montagne de Lure, que je voyais depuis la fenêtre de ma chambre.

EDIT: c'est un prunus bien sûr, merci Vanessa!



Et un souvenir d'enfance....

dimanche 16 mars 2008

jeudi 13 mars 2008

De Charybde en Scylla

free music

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Planche de poulpes via fffound

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Le cas de l'étrange homme poisson... "Il fut vu à Paris l'An 1757. On le tenoit dans un Vase rempli d'Eau de Mer, où l'Animal nageoit et fut nourri de Pain et de petits Poissons...."


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Scylla et Glaucos (détail) par J. Dumont © Musée des Beaux arts de Troyes, France

Le dieux marin, Glaucos, soupirant auprès de la nymphe Scylla, qui, d’une grande beauté, vivait parmi les Néréides…
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Une pieuvre géante par Chanouga, l’auteur de l’envoûtante Histoire de Sirènes, aux dessins fluides et inquiétants. Une découverte toute récente . Très beau…

Mais Scylla repoussa Glaucos, son aspect de dieu marin la répugnait ; il s'adressa alors à la magicienne Circé pour lui demander de fabriquer un philtre d'amour…

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Salvator Rosa - Glaucos et Scylla

Circé était elle-même amoureuse du dieu et jalouse de sa rivale. La jalousie de la magicienne changea le cours de l’histoire…

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Le Kraken

Le filtre d’amour était un poison, et la nymphe se changea alors en un monstre hideux entouré de chiens hurlants et de serpents. Elle se précipita dans la mer, et dévora six compagnons d'Ulysse.
Plus tard elle fut changée en rocher et c'est ainsi qu'Enée la vit lors de son voyage.

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John Flaxman, 1810 - Scylla

mercredi 12 mars 2008

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