jeudi 28 juin 2007

La fête étrange du Grand Meaulnes


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" Il fit quelques pas et, grâce à la vague clarté du ciel, il put se rendre compte aussitôt de la configuration des lieux. Il était dans une petite cour formée par des bâtiments des dépendances. Tout y paraissait vieux et ruiné. Les ouvertures au bas des escaliers étaient béantes, car les portes depuis longtemps avaient été enlevées ; on n'avait pas non plus remplacé les carreaux des fenêtres qui faisaient des trous noirs dans les murs. Et pourtant toutes ces bâtisses avaient un mystérieux air de fête. Une sorte de reflet coloré flottait dans les chambres basses où l'on avait dû allumer aussi, du côté de la campagne, des lanternes."


"Un silence profond régnait sur ce domaine. Par instants seulement on entendait gémir le grand vent de décembre."


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"Des manteaux étaient accrochés aux patères. Sur une lourde table à toilette, au marbre brisé, on avait disposé de quoi transformer en muscadin tel garçon qui eût passé la nuit précédente dans une bergerie abandonnée. Il y avait, sur la cheminée, des allumettes auprès d'un grand flambeau. Mais on avait omis de cirer le parquet ; et Meaulnes sentit rouler sous ses souliers du sable et des gravats. De nouveau il eut l'impression d'être dans une maison depuis longtemps abandonnée..."




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" Meaulnes, avec précaution, allait poser d'autres questions, lorsque parut à la porte un couple charmant : une enfant de seize ans avec corsage de velours et jupe à grands volants ; un jeune personnage en habit à haut col et pantalon à élastiques. Ils traversèrent la salle, esquissant un pas de deux ; d'autres les suivirent ; puis d'autres passèrent en courant, poussant des cris, poursuivis par un grand pierrot blafard, aux manches trop longues, coiffé d'un bonnet noir et riant d'une bouche édentée. Il courait à grandes enjambées maladroites, comme si, à chaque pas, il eût dû faire un saut, et il agitait ses longues manches vides."


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"Il se trouva ainsi mêlé jusqu'à la fin de la nuit à une foule joyeuse aux costumes extravagants. Parfois il ouvrait une porte, et se trouvait dans une chambre où l'on montrait la lanterne magique. Des enfants applaudissaient à grand bruit... Parfois, dans un coin de salon où l'on dansait, il engageait conversation avec quelque dandy et se renseignait hâtivement sur les costumes que l'on porterait les jours suivants..."

Extraits du roman d'Alain Fournier, Le Grand Maulnes
Texte original sur le site In libro Veritas

Photos prises il y a ... longtemps.
Une grande maison abandonnée en région parisienne, et une partie des décors éphémères créés -pour les personnages- d'après des dessins de Christian Bérard à l'occasion de la soirée de fiançailles d'un couple qui m'est cher.

mardi 26 juin 2007

Hélène Bénady

Comme pour attirer l'été...


Un aperçu des très beaux tissus des vêtements créés par Hélène Bénady, et présentés le week-end dernier avec les sérigraphies de Zabelou et les bijoux de mon autre moi lors d’une vente privée parisienne.
PS: message personnel: je sais bien que tu voulais rester cachée dans ton terrier aujourd'hui, mais je voulais quand même te souhaiter un joyeux anniversaire, Virginie!

lundi 25 juin 2007

Petite pluie à Nothing Hill

Chapitre 1 : Où le flamboyant carrosse de ces dames s’avança…



Chapitre 2 : Où l’on s’engouffra dans les très célèbres ruelles colorées, sous un ciel menaçant…



Chapitre 3 : Où les tentes des marchands ambulants en tout genre servir d’abris providentiels contre les gouttes qui s’écrasaient maintenant sur nos têtes…


Chapitre 4 : Où il fut question d’aller se réfugier dans un endroit au sec et si possible de grignoter des trucs de filles…




Chapitre 5 : Où l’on décida de ressortir de cet antre chaleureux, et de risquer nos pieds sur les pavés humides

Chapitre 6 : Où il s’avéra que les maisons avaient la même couleur que les gâteaux…


Epilogue : On raconte qu’elles rentrèrent en fin d’après midi, épuisées d’avoir tant piétiné dans les rues de Nothing Hill, mais très contentes d’avoir passé quelques heures entre amies, bu du thé, mangé des scones, mais sans avoir trouvé de vraiment jolies petites boutiques comme elles cherchaient…tant pis !

dimanche 24 juin 2007

Pique-nique du dimanche soir


Un clin d’œil à une amie avec qui j’ai récemment festoyé en blanc…
S, si tu n’as pas eu les infos, le white dinner a eu lieu au pied de l’arc de Triomphe, cette année.


Un peu de couleur dans tout ce blanc, juste pour déroger à la règle...
Flûtes en acrylique de la verrerie de Biot.

samedi 23 juin 2007

Cadeau empoisonné…

Je les avais vus ça et là, tous ces questionnaires, je pensais pourtant passer au travers, ils s’étaient éloignés, mais le vent a tourné, et les a rabattu vers un certain nombre de mes connaissances …
Il a fallu que je m’absente juste quelques jours, et elles ont soudain été nombreuses à me "taguer" et à me demander de vous livrer 7 secrets (merci Virginie, Caroline, Zoéchiffon, et Choli Chuli -à qui je réponds à la place de mon « autre moi ») :
Et je vous ai choisi une version gustative…

1 - Ce dont vous vous doutez (enfin, j’espère) je suis une femme. Et pourtant, (ce que vous ne savez peut-être pas) je ne suis jamais au régime... Pas besoin, jamais, (je continue où vous avez déjà décidé de m’assassiner?) Mais en contrepartie, les coups de fatigue soudains, je connais.

2 - Dans la même série, je ne suis pas raide dingue de chocolat ou de bonbons. A ce propos, lorsque j’ai travaillé mes lettres biscuits d’enfants, j’avais pour modèle sur ma table de travail des smarties, des dragibus (beurk…) et toutes sortes de petites cochonneries. Je n’ai jamais pu en avaler un seul. Oubliez une tablette de chocolat chez moi, vous la retrouverez quelques jours plus tard à peine entamée (oui, quand même un peu...)

3 - Je continue ? Je n’aime pas les fraises. Non. Je ne suis pas capable d’en avaler une seule. Même -surtout- les fraises tagada…

4 - Mais j’adore les petits pois. Frais. A croquer dès l’écossage. Tout comme la craquante salade Iceberg. Avec un filet de citron et d’huile de noix…

5 - Mon pire cauchemar gustatif ? le tiramisu… café et alcool dans un dessert… tout ce que je déteste !

6 - Une merveille que vous détesteriez probablement: le Geitost…ah, ah… ! Qui d’entre vous peut- sans googleliser, on ne triche pas- me dire ce que c’est ? Un indice ICI.

7 - Et, au risque de déplaire à Virginie, bien que je mange très peu de viande, je rêve de savourer une merveilleuse côte de bœuf saignante avec un sublime gratin dauphinois…

Mais maintenant que tout est dit, je ne sais plus à qui refiler cette patate chaude, tout le monde a déjà joué le jeu ?... Qui veut prend! Ca y est, on va me dire que je casse la chaîne... tant pis, j'assume!

jeudi 21 juin 2007

Les aventures trépidantes de Maurice le chevalier : 6e épisode, le voyageur de la lune, la suite.

Résumé de l'épisode précédent: le chevalier Maurice, parti délivrer une princesse, cherche la solution idéale pour monter en haut du donjon où elle est prisonnière. Il rencontre Cyrano de Bergerac qui lui propose tous les moyens qu'il a tenté pour aller dans la lune...


L’une de mes toutes premières idées, continua Cyrano, c’était d’utiliser des fioles de cristal remplies de rosée. Le soleil matinal devait les attirer vers lui, et sur le trajet j’aurai - hop comme ça! fait un saut sur la lune.



(image flickr)


Ou encore j'eu l' idée d'une sauterelle en acier, qui grâce à ses pattes puissantes aurait pu m’envoyer sur la lune, comme Münchhausen sur son boulet de canon.



Le 6e moyen ?
« me plaçant sur un plateau de fer,
prendre un morceau d' aimant et le lancer en l' air!
ça, c' est un bon moyen : le fer se précipite,
aussitôt que l' aimant s' envole, à sa poursuite;
on relance l' aimant bien vite, et cadédis !
On peut ainsi monter indéfiniment. »


Ca, c’est la version théâtrale, tu penses bien que je n’étais pas si bête quand même..
Et finalement, j’ai opté pour un 7e moyen :

« la marée ! ...
à l' heure où l' onde par la lune est attirée,
je me mis sur le sable - après un bain de mer-
et la tête partant la première, mon cher,
-car les cheveux, surtout, gardent l' eau dans leur frange!-
je m' enlevai dans l' air, droit, tout droit, commeun ange.
Je montais, je montais doucement, sans efforts,
quand je sentis un choc ! »

Maintenant, à toi de choisir, mais tu peux tout aussi bien tenter de t’envoler là haut grâce à une licorne ailée, ou une fusée, je crois qu’il doit y avoir ça rangé pas loin d’ici…




Une dernière chose avant que tu ne montes là-haut : fais attention à l’araignée…



Une gigantesque araignée vivait en haut du donjon et avait tissé sa toile…

(la photo est de Dine, que je remercie aussi pour m’avoir laissée y ajouter quelques mots.)

mercredi 20 juin 2007

Il y a 188 naissait Jacques Offenbach…

…qui fut un maître en matière de parodie et de citations musicales, d’humour et de références à l’antiquité, mais également de satires de la société du 2nd Empire.



C’est donc aujourd’hui l’anniversaire de Jacques Offenbach, l’auteur de La Belle Hélène. Il est enterré au cimetière de Montmartre.

(Merci à la Trollette pour la photo)



On peut retrouver les livrets de toutes ses opérettes ICI.

Pour les hommages, la bio et autres, on aller voir ICI, Là, ou encore

Et pour commencer:la Belle Hélène, avec le dialogue entre Calcas et Pâris (qui veut séduire Hélène...)



Et le jugement de Pâris... (Ici vu par Rubens, en 1636 - National Gallery, Londres)

Pour la suite de leurs aventure, le texte entier (1864) se trouve ICI



La merveilleuse Dame Felicity Lott dans le rôle titre de La Grande Duchesse de Gerolstein en 2004 au théâtre du Châtelet à Paris.






Extrait de la Lettre du 25 mars 1864 de Jacques Offenbach à Bourdin, journaliste au «Figaro»


Mon cher Bourdin Vous me demandez quelques détails sur ma vie, pour L'Autographe ; les voici :


Je suis venu au monde à Cologne : le jour de ma naissance, je me rappelle parfaitement qu'on me berçait avec des mélodies.j'ai joué de toutes sortes d'instruments un peu, de violoncelle beaucoup - Je suis arrivé à Paris à l'âge de treize ans. J'ai été au Conservatoire comme élève, à l'Opéra-Comique comme violoncelliste, plus tard au Théâtre-Français, comme chef d'orchestre.
J'ai frappé avec courage, mais vainement, pendant une dizaine d'années à la porte de l'Opéra Comique pour me faire recevoir un acte. J'ai créé, alors, le théâtre des Bouffes-Parisiens : dans l'espace de sept ans, je me suis reçu, monté et joué une cinquantaine d'opérettes (…)


Il me sera beaucoup pardonné parce que je me suis beaucoup joué. Je suis Français depuis trois ans, grâce à l'empereur qui a daigné m'accorder mes lettres de grande naturalisation : j'ai été nommé chevalier de la Légion d'honneur, il y a deux ans.
Je ne vous parle ni de mes nombreux succès ni de mes quelques chutes : le succès ne m'a jamais rendu fier, la chute ne m'a jamais abattu. Je ne vous parlerai pas non plus de mes qualités, ni de mes défauts. J'ai pourtant un vice terrible, invincible, c'est de toujours travailler - Je le regrette pour ceux qui n'aiment pas ma musique, car je mourrai certainement avec une mélodie au bout de ma plume.


Bien et toujours à vous.

Jacques Offenbach - 25 mars 1864

Et pour le plaisir, trois extraits des dernières mises en scènes :

Pâris déguisé en oracle de Vénus (La Belle Hélène)



la poupée automate des Contes d’Hoffmann qui échappe à son créateur,



Et enfin Nathalie Dessay - Euridice et sa crise de nerfs dans le final de Orphée aux enfers.


mardi 19 juin 2007

jeudi 14 juin 2007

Oui, je sais bien…

... celles (et ceux !) qui attendent la suite des aventures trépidantes du chevalier Maurice vont être déçus, mais Maurice a décidé de s’octroyer quelques jours de repos pendant que je file battre le pavé à Londres, il reviendra la semaine prochaine… (Pas de ma faute : le personnage, échappe à son auteur…)

Mais comme je suis un peu frustrée de ne pas pouvoir aller voir le court métrage de … quelqu’un de très proche que je connais depuis un peu plus de 25 ans ;-) et dont je suis très fière - je n’en dirai pas plus- je vous invite à aller ce soir voir Le rêve d’Agathe (et autres courts métrages)




Ca a lieu à 19h30 ce soir, au cinéma l’Archipel, à Paris, 17 bd de Strasbourg –dans le 10e arrondissement, Métro Strasbourg-Saint-Denis, dans le cadre du Festival des Nouveaux Cinémas.

mercredi 13 juin 2007

Tengu Karasu - AOI

Je serai à Londres, mais si vous êtes à Paris, ne manquez pas…


(cliquer sur l’invitation pour l’agrandir)





La Maison AOI n'a malheureusement aucun visibilité sur internet, juste un petit article sur son créateur, sur le site de la fédération française du PAP.



Deux modèles des collections passées, la photo du haut vient du site de la maquilleuse Guilaine


Les créations sont soulignées d'empiècements en magnifiques tissus de kimonos anciens.


Photos de LaureMaud réalisées lors de l'ethical fashion show 06.




lundi 11 juin 2007

Au charbon !

Brunch à Paris, au café charbon, un dimanche entre amies…

Le décor est extra, les plats sont bons…
Il semble que pour compenser, on ait du donner comme consigne aux serveurs :
1° d’être lents,
2° d’être encore plus lents quand vous leur demandez quelque chose rapidement,
3° de n’être pas capables de savoir ce qu’est un œuf mollet, et surtout d’ouvrir de grands yeux quand ils entendent ce terme et de prendre le client pour un abruti.

Voire, on les a recruté sur leur aspect d’éternels étudiants à côté de la plaque… C’est dommage, on aurait aimé quelque chose de plus pro, et à la fois décalé, (un uniforme à l’ancienne relooké ?...) et de plus agréable pour les clients.

dimanche 10 juin 2007

Pique-nique du dimanche



Une photo de tournage : Le déjeuner sur l’herbe, de Jean Renoir (1959)
Ils sont assis, mais ils ont besoin de se lever sans arrêt…
Set pic-nic de Steven Cichon via Pan Dan

jeudi 7 juin 2007

Les aventures trépidantes de Maurice le chevalier : 5e épisode, le voyageur de la lune

Résumé des épisodes précédents : Le chevalier Maurice est parti sauver une princesse, que l’on dit enfermée dans une tour au milieu d’un jardin enchanté. Il a échappé aux griffes du dragon, gardien du jardin, et a déjoué les pièges de la forêt. Atteignant le pied de la tour, il a réussi a y grimper, mais au moment où il allait atteindre la fenêtre de la chambre princière, quelqu’un coupa la corde à laquelle il s’agrippait.

Il faut croire que notre chevalier Maurice était bien de la trempe des héros, car il était tombé de haut, sa chute avait été très brutale, pourtant, mis à part quelques bleus et autres égratignures, il ne s’était rien cassé.

Mais le bruit qu’il avait fait en tombant au pied du donjon avait alerté quelqu’un ou quelque chose… le dragon peut-être ?


C’était l’aide jardinier du dragon : un lutin à l’air mauvais et râleur : il y avait de quoi, Maurice le chevalier était tombé au beau milieu de ses boutures de fraisiers et avait tout cassé !…
Et voilà ! cria le petit personnage de sa voix grave (oui, il n’avais pas une voix aiguë comme la plupart des lutins, ce sont des choses qui arrivent…) Et voilà ! Et après on se demande pourquoi on interdit l’accès de ce jardin aux chevaliers : ils cassent tout et se conduisent comme des voyous ! Espèce de malappris ! Est-ce que vous aimeriez que je casse votre ridicule couvre chef doré ? Non ? Alors pourquoi vous en prenez-vous à mes plantations ?

Le chevalier Maurice était vraiment bien ennuyé… il se répandit en plates excuses auprès du lutin, et se dit prêt à tout rempoter… N’en parlons plus, vous risqueriez de faire encore plus de bêtises, jeune homme. Le lutin était encore de bien mauvaise humeur…
Mais que faites-vous ici ? – Je ne vous demande pas comment vous êtes rentré, je ne veux pas le savoir ! C’est pour la princesse, c’est ça ? Comme les autres, hein ? Toujours à courir après les princesses, sans jamais faire attention aux fraisiers…
Bon, si vous voulez de bons conseils, vous feriez mieux d’aller voir Hercule. Mais moi, à votre place, j’éviterai d’essayer de l’attraper, celle-là…

HERCULE !!!! VIENS VOIR !!!

Hercule ? Quelqu’un dont il allait probablement avoir bien besoin, un pro du voyage dans l’espace… Il vit en face de lui un personnage dont le profil lui rappelait vaguement…

Cyrano-Savinien-Hercule De Bergerac, à qui ai-je l’honneur ?
Le chapeau, la plume, le nez, oui, c’était bien lui, Maurice n’en revenait pas ! Ne surtout pas regarder son nez, ne surtout pas….

Maurice, chevalier de son état, enchanté Monsieur Cyrano!

« j' arrive -excusez-moi ! -par la dernière trombe.
Je suis un peu couvert d' éther. J' ai voyagé !
J' ai les yeux tout remplis de poudre d' astres. J'ai
aux éperons, encor, quelques poils de planète !
(cueillant quelque chose sur sa manche.) tenez, sur mon pourpoint, un cheveu de comète ! ... »

Bon, ça, c’est le texte que Rostand avait écrit pour moi, mais mon cher Maurice, tu comprendras que je ne le suive pas toujours à la lettre, n’est-ce pas ?
Alors, si j’entends bien tu veux grimper là haut, et aller rendre visite à la princesse c’est ça ?
Oui, … mais aussi la délivrer, bien sûr, dit Maurice fièrement ! Les chevaliers sont faits pour ça !

Mouais, passons sur le destin des chevalier et la délivrance des princesses, veux-tu ? Si mon expérience peut t’aider, ce sera toujours ça…
Alors voilà, moi, je ne suis allé que dans la lune, pas en haut de cette tour, mais ça ne doit pas être plus compliqué.

Alors, fit Cyrano en comptant sur ses doigts : Sais-tu que j’ai inventé 6 façons d’ aller dans la lune ? « six moyens de violer l' azur vierge ! » comme me faisait dire mon ami Edmond. Si tu veux les détails, tout est écrit noir sur blanc dans sa pièce, comme dans mon livre, j’ai tout noté.

L’un de mes idée consistait à souffler dans un globe assez de fumée - puisqu’elle a tendance à monter - pour m' emporter.
J’aurais pu inventer la montgolfière avant son apparition.


Oui, pensa Maurice, comme les ballons des enfants…

J’avais pensé aussi à un système très compliqué d’air raréfié dans un coffre en cèdre, grâce à un jeu de miroirs icosaèdres, mais c’était vraiment trop … délicat.



Il y avait aussi une histoire de moelle de bœuf, mais ça risquait de dégoûter les dames, j’ai abandonné.


Pourtant, pensa Maurice, ça aurait pu être un bon moyen : tout le monde sait que c’est de la moelle des os de boeuf que leur poussent les ailes que l’on voit sur le dos des petits veaux lorsqu’ils tombent du nid…

Et les autres moyens ? demanda Maurice

… à suivre !

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